dimanche 1 mai 2011
Tortola soper hole
Les îles vierges britanniques sont constituées de 4 grandes îles (Tortola, Virgin Gorda, Jost Van Dyke et Anegada) qui se succèdent et ne se ressemblent pas.
Jadis, les BVI étaient le refuge des très célèbres flibustiers John Hawkins, puis Francis Drake, qui bondissaient sur les flottes espagnoles en provenance de l’Amérique du sud, alourdies d’or et remplissaient leur cale et leur bourse. Aujourd’hui, elles sont le repère de la plus grande flotte de bateaux de location Moorings, qui à 8000€/la semaine en pleine saison n’hésite pas à remplir ses coffres de dollars américains.
Cependant, il règne dans toutes ces îles une douceur de vivre, même si c’est le bassin le plus fréquenté au monde par les bateaux de plaisance, il y a toujours l’un ou l’autre mouillage naturel où planter son ancre.
Au pays des flibustiers, cap sur les BVI: Virgin Gorda
Après 4j, la météo est favorable, l’équipage aguerri, nous mettons le cap sur les vierges britanniques.
Une navigation de 13h nous emmène sur le site majestueux des Baths à Virgin Gorda où l’amoncellement de rochers de granit forme un labyrinthe naturel où alternent piscines naturelles d’émeraude et sable blanc. C'est tout simplement époustouflant. Cela ressemble aux Seychelles ou à l'île Lavezzi en Corse.
Idéal pour les parties de cache cache.
Une navigation de 13h nous emmène sur le site majestueux des Baths à Virgin Gorda où l’amoncellement de rochers de granit forme un labyrinthe naturel où alternent piscines naturelles d’émeraude et sable blanc. C'est tout simplement époustouflant. Cela ressemble aux Seychelles ou à l'île Lavezzi en Corse.
Idéal pour les parties de cache cache.
Selon les règles séculaires de navigation maritime, nous hissons à chaque entrée dans un nouveau territoire le pavillon du pays concerné. Occasion sympathique d'assortir l'utile (petite leçon de géographie) à l'agréable (bricolage).
Enfin les vacances de Pâques
Les cours scolaires rangés au plus profond des cales, un aménagement du bateau et un gros approvisionnement en frais, nous sommes prêts à accueillir durant 2 semaines les SILLIS, nos amis de toujours.
Ancrés à côté de la très célèbre plage de Saint Martin au-dessus de laquelle passent les avions, nous sommes idéalement situés, à 10 minutes en annexe de l’aéroport.
Afin que chacun s’habitue à la navigation et digère le décalage horaire, nous faisons quelques sauts de puce d’un mouillage à l’autre autour de Saint Martin (Tintamarre, Pinel) et de la très chic île de Saint Barth., au pays de la jet set et de Johnny.
C’est sûr que les boutiques Hermès et Cartier de Saint Barthélémy n’ont rien en commun avec les magasins d’état de Cuba où nous étions il y a 2 mois. Les rues sont coquettes, les maisons bien décorées, les baguettes croustillantes, on sent l’art de vivre à la française.
On en profite donc pour se régaler de camembert au lait cru et d’agneau accompagné d'une bonne bouteille de Pauillac.
vendredi 29 avril 2011
Les Caraïbes, ce n'est pas que des eaux transparentes, des palmiers et des langoustes
Partis de l'île de Saona en République Dominicaine vers Porto Rico, nous entamons une de nos plus longues navigations. Vers 20h00, à environ 40km des côtes dominicaines, nous entendons des cris épouvantables sur notre arrière, dans une nuit d'encre.
La mer est agitée, les enfants regardent un film, nous pensons même que les cris proviennent de la bande originale .
Lorsque Luc braque le spot, nous découvrons avec horreur une vingtaine d’hommes noirs chargés sur une barque minuscule à peine motorisée criant tous en même temps à l’aide en espagnol.
Aucune lumière ne signale ce bateau dans notre périmètre de navigation.
Le temps de ralentir le voilier et de comprendre la situation, ils se cramponnent, tantôt à l’avant, tantôt à l’arrière de notre bateau en marche; nous manquons à plusieurs reprises de les renverser.
Manifestement accompagnés d’un passeur, ils sont apeurés par la houle qui les ballote dans tous les sens.
Ils ne parlent pas anglais mais nous comprenons qu’ils n’ont finalement besoin de rien, pas de problème médical, pas besoin d’essence, …
Par cette mer agitée, sur une embarcation plus que rudimentaire, nous craignons pour leur vie et appelons sur 16 via VHF (numéro d'urgence), les bateaux aux alentours en leur détaillant la situation. Ni les 2 gros paquebots de croisière à portée de vue, ni les gardes côtes de République Dominicaine n’ont daigné répondre à notre appel d’urgence. Tout le monde reste sourd face à cette détresse humaine qu’il est sans doute plus facile d’ignorer.
Nous sommes seuls en pleine mer avec eux, ils continuent à crier et tentent de se rapprocher de notre bateau jusqu’au moment où ils commencent à s’agripper pour monter.
Qu’adviendra-t-il s’ils montent tous à bord ? s’ils nous menacent, voire pire encore ?
Que risquons-nous à transporter des immigrés sur le territoire américain ?
Nous bordons les voiles et partons vers le large craignant pour notre sécurité.
Nous ne sommes pas capables de gérer une telle situation sur notre petit bateau.
En outre, leur demande n'allait apparemment pas dans ce sens.
Bien sûr, nous ne savons pas s’ils sont arrivés au large des côtes américaines de Puerto Rico, ont-ils fait demi-tour tentant leur chance une prochaine fois profitant d’une météo plus clémente ?
Peut-être ne sont-ils jamais arrivés ?
Nous en reparlerons...
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