dimanche 4 septembre 2011

L'histoire de kakao continue ...

Kakao est reparti pour un an, cette fois, avec la famille Yagappan.
Ils sont également 5, la mine ensoleillée, à l'aube d'une très belle aventure familiale.
Nous leur souhaitons tout le bonheur du monde.
Suivez-les sur: http://yagappanenbateau.blogspot.com

dimanche 24 juillet 2011

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ...

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?


Que dire de notre retour à terre, si ce n'est une immense sensation de "lendemain de la veille".
Après l'effervescence des fêtes et des retrouvailles, après avoir vidé le grenier et rempli nos armoires de vêtements, jouets et autres colifichets inutiles, il nous faut retrouver des points de repère, remettre des chaussures trop serrées, ressentir le froid et l'humidité nous traverser le corps jusqu'aux os.


L'avitaillement (faire des courses pour plusieurs mois) de Kakao à l'aide de l'annexe (dinghy qui sert à sortir du catamaran et accoster sur terre) a fait place aux caddies remplis du Colruyt.  L'abondance des magasins nous donne la nausée et pourtant le Colruyt ne ressemble en rien à une épicerie fine.  Après avoir traversé des pays tellement pauvres où la pêche, le marché local et les quelques petits magasins peu achalandés satisfont les besoins quotidiens, nous vivons difficilement ce décalage où tout nous semble superflu, sophistiqué.


Le désenchantement est total dès que l'on est confronté au service administratif, que ce soit celui de la poste, l'assurance auto, l'immatriculation, la mutuelle, le jury central de la communauté française, ... où une remise en ordre administrative simple (nous sommes juste partis 1 an) est difficile, ne rentre pas dans les cases prévues ... la rigidité dans toute sa splendeur, la manifestation d'une société qui veut tout prévoir, tout formater. 


Aujourd'hui, après 3 semaines, nous avons un immense sentiment d'étroitesse.
Après avoir osé franchir le pas, osé décider d'arrêter une machine au quotidien qui tourne sans encombre, osé vivre autrement, osé quitter "nos certitudes" pour aller vers l'inconnu, osé affronter la mer et le vent ... 
Après avoir goûté à la liberté, oui, tout nous semble trop petit!
Nous revenons manifestement différents, notre regard sur le monde et les autres a changé et plus que jamais, nous sommes déterminés à oeuvrer à la construction d'un monde où les besoins fondamentaux sont rencontrés et respectés. 


Finalement, c'est quoi la vie?
N'est-ce pas OSER et aller au bout de ses rêves ... 

vendredi 15 juillet 2011

lundi 4 juillet 2011

samedi 25 juin 2011

la Dominique

Au détour d'une route, nous empruntons le chemin de randonnée qui traverse une bonne partie de l'île jusqu'à la rivière d'or.  Rafraîchissant par cette chaleur tropicale.


Cimetière dominicain sur les hauteurs de Roseau, la capitale.






Au fond du village de Castle Bruce, face à l'Atlantique.
A l'est de la Dominique, nous traversons le "carib territory".  Les Caraïbes dispersés dans l'île, furent regroupés dans une réserve d'environ 2000 hectares, située sur la côte au vent. On estime leur nombre aujourd'hui à environ 3000. A la suite des métissages avec les anciens esclaves, seuls quelques centaines ont conservé leur  caractère ethnique originaire: teint jaune, cheveux noirs et lisses, yeux bridés. Ils vivent de culture de bananes, d'ananas et de vannerie vendues aux touristes.  Manifestement, la ressemblance physique les interpellent. Ils sont attirés par les enfants, nous regardent, nous disent bonjour.  Les échanges sont très sympathiques.  Antonia (ci-dessous) nous fait visiter sa maison.  Je lui promets de lui envoyer les photos par la poste, elle nous offre 2 bananes et 1 goyave.
Les habitations des Caraïbes sont de très petites cases en bois et/ou en tôles.  La latrine se trouve au fond du jardin derrière des morceaux de tissus.  La pauvreté est palpable.
Fin de journée dans les spas naturels du village de Wotten Waven. La nature sauvage et le relief volcanique offrent une eau souffrée naturellement chauffée par les entrailles de la terre.  Cette eau minéralisée a tous les atouts d'un bain relaxant que nous apprécions d'autant plus que nous n'avons pas vu de baignoire depuis 1 an.
 
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